Genèse : Mes (très) modestes aquarelles.
Vous verrez ci-dessous quelques-unes de mes pauvres réalisations ; j’écris pauvre parce que à mon sens, même en ayant pris du plaisir à les peindre, je ne les estime pas réussies comme je l’aurais voulu.
Voici donc ma toute première aquarelle :
Novembre 2007 : « Chemin vers les montagnes ».
Mes tout premiers coups de pinceaux ! Je ne le savais pas encore, mais ceux-ci ont été suivi de beaucoup d’autres, tant à l’aquarelle au début, et ensuite à l’huile quelques années plus tard, le tout avec un cortège d’oeuvres +/- réussies et bien d’autres ratées.(du moins à mon sens)

Février 2008 : « L’étang à l’île ».
Sur cette aquarelle, j’ai voulu représenter, au travail au Castel saint Pierre de Beauraing, une des meilleures chiennes que j’ai éduquée, à savoir ma championne Joy. Je me suis inspiré d’une aquarelle d’Ignace qui y avait peint un de ses goldens. Réflexion d’Ignace en voyant mon « œuvre » : « Tes reflets sont mal rendus ! » Il avait cent fois raison.

Novembre 2008 : Premières neiges dans le canton de Fribourg.
Essai à partir d’une photo très brumeuse qui m’avait été envoyée par une amie suisse.

2009 : Les quelques aquarelles que j’ai peintes sont toutes parties à la poubelle.
Avril 2010 : Essai sur la chapelle Saint-Sixte d’Eygalières.
Voici encore un site que j’ai découvert en août 1980, et auquel je suis resté fidèle jusqu’à ce jour.

Avril 2010 : Hedwige.
À la demande d’Alexandre, voici « Hedwige » (du moins j’ai essayé).

Septembre 2010 : « Petit matin sur le lac. »
Cette peinture me rappelle toujours les parties de pêche de mes 15 ans, lorsque je partais à vélo à la nuit noire pour arriver au bord de la rivière ou du lac avant le lever du jour. Là, assis sur mon panier, je buvais jusqu’à la dernière goutte ce moment magique qu’est l’éveil de la nature. Bien des fois, dans la ramée proche, le chant d’un pinson ou d’une fauvette à tête noire me clouait sur mon siège, tant j’avais peur qu’un mouvement trop brusque brise ces instants de féérie et de félicité.

Deux essais de dessins parmi quelques autres, puis c’est tout.
D’abord un chat, un essai au crayon blanc sur fond noir.

Ensuite un « Che ».
Il m’a fallu près de 40 ans pour tenter de croquer le visage d’Ernesto « Che » Guevara, à partir de la photo qu’Alberto Korda (Alberto Díaz Gutiérrez) a prise le 7 mars 1960, trois jours après l’attentat du paquebot « La Coubre », qui fit plus de cent morts et deux cents blessés. À propos de cette photo, Korda racontait : « J’ai eu presque peur en voyant la rage qu’il exprimait. Il était peut-être ému, furieux, je ne sais pas. J’ai appuyé aussitôt sur le déclic, presque par réflexe » .Ce dessin n’est pas l’exacte représentation de la célèbre photo, mais peu importe, il me plaît ainsi.

Avril 2011 : Essai sur le pont du Gard.
Ce monument du génie romain, âgé de plus de deux mille ans m’a toujours pris au tripes depuis ma première visite en août 1980. Lors de mes balbutiements d’aquarelliste, j’ai tenté de lui rendre hommage.
Dixit Ignace magister : « Tes reflets sont mieux réalisés ».

Après les avoir « remisé » quelques mois, reprise des pinceaux ; mais hélas pas pour longtemps.
Fin octobre, le ciel nous tombe sur la tête ; lors d’un contrôle de routine, un cancer du sein est diagnostiqué chez mon épouse, et elle doit se faire opérer en urgence.
Mes aquarelles vont au placard pour un temps indéfini, d’autant plus que Rina, mon épouse, me demande de lui écrire le livre qu’elle désire tant depuis longtemps, et qui relate toutes les années consacrées à la recherche et à l’étude des papillons dans plusieurs pays d’Europe, ainsi que les anecdotes et rencontres qui ont jalonné ces quarante années de passion, passion qui perdure aujourd’hui encore en 2025.
Le temps de terminer l’aquarelle ci-dessous, ne pouvant plus cette fois reporter sine die le vœu de mon épouse, je rassemble toutes mes notes (un bon scientifique se doit de noter dans son carnet de notes tout ce qu’il trouve et voit sur le biotope prospecté) ainsi que toutes les photos nécessaires à la rédaction de cette « autobiographie » que je crois pouvoir coucher sur +/- 100 pages.
Novembre 2011 : « Pont de Bazoilles-sur-Meuse. (Vosges)
Un petit village où ma femme et moi avons l’habitude de faire une pause en bord de Meuse lorsque nous descendons en Provence. Là, la Meuse n’est encore qu’une belle grande et propre rivière où la faune piscicole et la flore sont très variées.

Après avoir terminé cette aquarelle, je me suis donc attelé à l’écriture du livre tant espéré par Rina, et que j’ai titré « À la poursuite des fleurs qui volent ». (les fleurs qui volent est le nom que je donnais aux papillons dans ma prime enfance). Seulement, loin de mon estimation des 100 pages, et après avoir supprimé plusieurs paragraphes non nécessaires, je me suis retrouvé avec un bloc de 316 pages qui m’ont pris plus de 15 mois de travail.
Fin février 2013, la première édition de « À la poursuite des fleurs qui volent » voyait le jour, et, pour mon plus grand bonheur, ma première lectrice a été Rina qui après sa mastectomie, et après les chimiothérapies et les radiothérapies était en bonne voie de guérison.
Ci-dessous, la première et quatrième de couverture de mon livre, et, dessous celles-ci, la préface écrite et signée par le directeur des Éditions III Monetae, qui je dois l’avouer, m’a fait bien plaisir, mais aussi surtout à Rina qui voyait le travail de son mari reconnu.


Préface.
L’auteur nous narre près de quarante années d’une vie peu ordinaire, jalonnées d’écueils inattendus comme de réussites inespérées, mais surtout de rencontres qui auront un impact certain sur une grande part de son existence.
Poète, musicien et éleveur canin, vivant au rythme de la nature, il rejette le superflu et l’artificiel pour ne se consacrer uniquement qu’à l’essentiel, la famille, l’amitié et l’amour du beau et du vrai.
Tout le long de son chemin, il éveille notre intérêt pour l’éphémère et le fragile, telle la vie des papillons, ces « fleurs qui volent » qu’il affectionne particulièrement.
Un livre attachant, l’ouvrage d’une vie qui retrace avec une certaine poésie, le parcours d’un homme passionné.
Christophe Oliva
Directeur d’édition et de publication ÉDITIONS III MONETAE
Pour les personnes qui voudraient l’acheter, mon livre est en vente en édition photos noir & blanc (20,50 €) ou en édition photos couleur (40,00€) chez :
https://www.lulu.com/search?contributor=Gilbert+VERJANS&page=1&pageSize=10&adult_audience_rating=00
Février 2014 : Le chasseur et son chien au marais.
En reprenant mes pinceaux en février 2014, je ne savais pas que j’allais réaliser ma dernière aquarelle. Je ne sais pourquoi, il me semble ne jamais être parvenu à exprimer exactement ce que je ressentais, il s’en est alors suivi une longue traversée du désert qui prit fin en septembre 2018 avec mes débuts à la peinture à l’huile.
Ici, comme si je voulais terminer en « beauté », j’ai peint un chasseur qui, plutôt que d’épauler, laisse son fusil « cassé » sur l’épaule, et admire avec son labrador, le vol de trois canards colvert passant à proximité.

Gilbert Verjans
rue Al’ Venne 6
B 4607 Mortroux-Belgique.
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